Écologie Pollution pétrolière en Équateur
Les équatoriens seront ils indemnisés ?
samedi 16 octobre 2004, par Patrice Legoux
Aujourd’hui sur France 5 l’émission Gaïa était consacrée à la pollution de l’Équateur par l’industrie pétrolière américaine. Réactions...
A travers son émission Gaïa, France 5 a choisi de nous montrer les conséquences de l’exploitation pétrolière en Équateur. Difficile à croire mais en conclusion, le réportage « Equateur : Quand l’or noir mine la santé » indique que le bilan financier entre l’extraction du pétrole et le coût engendré par les impacts sur la santé humaine et animale ainsi que sur l’écosystème serait négatif : le montant que raporte le pétrole au pays ne suffit pas à couvrir le prix que nécessite la prévention des conséquences de son extraction !
En plus de cela, comme le pétrole ne serait pas rentable s’il était extrait "proprement" et de façon sure pour la terre et ses habitants, il est du coup extrait sans précaution ou presque. Gaïa dit à ce propos qu’il y a « un véritable désastre écologique et sanitaire : entre 1972 et 1993, plus de 114 milliards de litres de pétrole se sont déversés dans la terre et les cours d’eau ! Aujourd’hui, c’est la population qui paie le prix. ». L’équivalent de la pollution provoquée par le naufrage de l’Exxon Valdés déversé chaque année dans les fleuves et les forêts de l’Équateur !
L’action des associations
L’action sauvage [1] des sociétés américaines [2] et occidentales, plus accessoirement semble t’il, a causé des dégats tels sur les populations - extinction de tribu [3] !, maladies, fausses couches, décès précoces - la faune et la flore que les associations qui aident la population ont facilement trouvé écho parmi celle-ci. Ces quelques lignes après une émission de télé en sont la preuve concrète de leur action. Il n’ont pas encore réussi à infliger les dommages aux conpagnies pétrolières (l’une d’elles est une compagnie d’état, - Texaco la principale étant parti après des dizaines d’années d’exploitation), dommages qui permettraient de réabiliter les exploitations ou de déplacer les gens qui continuent d’habiter près des torchères où le taux de cancer y est dix fois plus élevé à 50 mêtres de celles-ci qu’à 250 ! Ca permettrait aussi de rembourser aux paysans qui ont perdus leurs enfants et leur bétail qui allait se baigner ou boire l’eau des rivières que toutes les instutions affirmaient saines de se renflouer un peu.
A suivre...
Liens trouvés à l’issue de ce reportage :
Un excellent article de Courrier International (en cache sur Google) : ÉQUATEUR - Le pétrole amazonien, un cadeau empoisonné
L’interview de Fredy Alvarado, représentant indigène Equateur : Peuples indigènes & pétrole sur le site du RISAL, le Réseau Information Solidarité Amérique Latine
Les amis de la Terre : Arrêtez le pillage ! Pour la reconnaissance de la dette écologique
Article de Courrier International (au format .doc sur le site de RAGA - Résistance à l’AGression Automobile) : ChevronTexaco traîné en justice par les Indiens d’Equateur
Et plein d’autres en effectuant une simple recherche sur Google avec les mots clés pollution petrole équateur
[1] Exemples de ces actions :
Piscines de produits toxiques à l’air libre, remplies de résidus de l’extraction ou de la prospection, s’écoulant dès la première pluie qui les font déborder dans les rivières et les fleuves, les forêts et les champs des populations locales,
pipelines qui, tous les deux ou trois jours, se coupent de-ci de-là et laissent échapper, dans un village, en pleine forêt ou au franchir d’une rivière son pétrole que des équipes de locaux, payès chichement par la compagnie à laquelle appartient le pétrole ou l’oléoduc, viendront, sans aucun équipement de sécurité ni mêmet de travail pour la tâche à accomplir, tenter de réparer les dégats !
[2] Lire dans « Les aveux du général Butler » sur le site web du Réseau Voltaire comment les sociétés américaines ont été (et sont encore) épaulées par l’US Army.
[3] Le Réseau Information Solidarité Amérique Latine - RISAL - dit dans une interview que les « rejets [de l’industrie pétrolière] empoisonnent toute la chaîne alimentaire. Son arrivée dans le nord de l’Amazonie a même fait disparaître un peuple indigène, les Tetetes. Ils étaient un petit groupe de 300, il n’y en a plus aucun aujourd’hui »
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